Méthodologie

Méthodologie


Ce genre d'exercice présente nombre de difficultés que l'on ne peut parvenir à résoudre qu'à l'aide de quelques conseils méthodologiques.

 

Conseils généraux 
L'introduction est la partie essentielle de votre devoir. Elle permet de déterminer la signification d'un sujet, d'en préciser la substance, et de justifier l'axe de réflexion selon lequel vous allez traiter ce sujet. Sa longueur oscillera généralement entre 1 et 2 pages. Vous devez consacrer tout le temps nécessaire à sa rédaction. A tort ou à raison, le correcteur déterminera la note qu'il vous accordera sur sa lecture, et ne changera d'opinion que pour d'importantes raisons. En effet, l'introduction a pour objet de présenter au correcteur votre conception du sujet et de son traitement. 


Une introduction ne doit constituer qu'une progression, cohérente et homogène, tendant à justifier l'aboutissement que représente la problématique. De fait, l'introduction ne peut pas être transformée en un catalogue de connaissances livresques plus ou moins en rapport avec le sujet. La qualité de votre travail se mesurera à la pertinence de votre choix d'arguments - pas leur accumulation - justifiant la démarche logique que vous entendez suivre. Faites preuve de discernement dans l'énoncé de vos définitions juridiques qui ne doivent pas être tirées de tel manuel, mais correspondre à l'assimilation que vous en aurez faite. Le traitement d'aspects secondaires du sujet peut être réservé à l'introduction. Le correcteur appréciera que vous maîtrisiez la globalité du sujet, et que vous utilisiez certains aspects secondaires, volontairement écartés de votre développement, afin de justifier d'autres choix apparaissant dans l'introduction. 

Certaines matières, comme le Droit constitutionnel, présentent la particularité de pouvoir être étudiées selon une double approche, généralement théorique et historique, dans leurs thèmes constitutifs. Cette double perspective peut vous aider à établir une progression dans la construction de votre introduction dont l'objectif final est de faire admettre au correcteur la validité de votre problématique et l'acceptation de votre plan. 

 

Structure du devoir 

1 - Introduction 

Une bonne introduction s'articule autour de quatre points : l'accroche, l'intérêt juridique du sujet, la problématique et l'annonce de plan. On peut détailler plus précisément le contenu d'une introduction, mais c'est inutile. Il suffit qu'elle soit rythmée par ces quatre éléments. De leur effectivité va se déduire l'identité de votre travail.

Pour ouvrir une introduction, un fait d'actualité ou une définition fera l'affaire. Veillez toutefois à ce que cette dernière soit brève afin de s'harmoniser au mieux avec le reste de l'introduction. Si votre culture juridique est suffisamment brillante, une citation d'un grand juriste (proscrire de la liste votre professeur d'amphithéâtre et votre chargé de T.D.) sera parfaite, à condition qu'elle soit pertinente au regard du sujet. Soyez bref, car ce n'est qu'une simple ouverture. 

L'intérêt du sujet représente la partie la plus importante de l'introduction sur un plan quantitatif. Il s'agit d'aller du plus général au plus précis. Exprimez une idée par phrase et travaillez essentiellement leur articulation car la progressivité de l'ensemble prime sur tout autre aspect. 

Sans problématique, point de salut ! Elle représente le but vers lequel tend votre introduction. La problématique seule justifie le choix de votre plan qui n'est qu'une réponse à l'interrogation qu'elle sous-entend. La formulation de la problématique exige sobriété et rigueur pour être immédiatement perceptible. Nombre de copies font appel à la forme interrogative, que le manque d'habitude transforme très rapidement en une construction sémantique et grammaticale incompréhensible. Si vous tenez absolument à poser une question, contentez vous d'une seule. 

L'annonce de plan répond aux mêmes exigences de sobriété et de rigueur. Elle introduit les deux ou trois parties que comptera votre développement. Les sous-parties sont présentées dans le "chapeau" ouvrant chaque partie.


2 - Développement 

Le traitement du sujet repose sur le choix de la problématique, pas du plan. Celui-ci constitue uniquement la réponse à votre problématique, il n'a pas de d'existence et de valeur propres. Un plan forme un ensemble organique, homogène. Chaque développement correspond à une idée, au sens large du terme. Ainsi une partie correspond à plusieurs idées qui sont subsumées en autant de sous-parties. 

Les plans de secours ne doivent être utilisés qu'en cas d'urgence (grosse panne d'inspiration ou impasse). Ils sont architecturés autour de deux parties qui sont censées se répondre l'une à l'autre. Il faut déplorer leur généralisation car ils ne permettent pas de développer des réflexions de qualité. En effet, ils présentent deux inconvénients majeurs. D'une part, le sujet - supposant analyse et réflexion - est coupé de son traitement, qui devient alors uniforme et interchangeable dans sa structure. De fait vous ne parvenez pas, malgré tous vos efforts, à traiter une réflexion pertinente. D'autre part ils conduisent à des raisonnements manichéens et schématiques. Le sujet n'est pas traité, il est abordé. 

Une fois vos parties déterminées, il vous appartient alors de les traiter selon une perspective analytique (1) ou synthétique (2) selon la nature du sujet posé. Il vous est possible, pour un même sujet, d'avoir le choix entre ces deux démarches. Le plan analytique paraît plus austère car exige plus de rigueur et de connaissances juridiques précises. Mais il présente l'avantage d'une plus grande netteté dans la répartition des matières. Enfin, vos développements doivent toujours être équilibrés dans leur longueur.

 

3 - Conclusion

La conclusion est généralement occultée car apparaît sans intérêt. C'est pourquoi elle est souvent rédigée à la hâte dans les dernières minutes. Pourtant ce développement est indispensable pour clore votre réflexion. Brève, trois à cinq lignes, elle s'articule autour de deux axes. Elle vous permet de synthétiser - pas résumer - les deux ou trois idées fortes de votre devoir et d'ouvrir sur des perspectives, à la fois proches et suffisamment réalistes, relatives au sujet. Vous êtes encouragé à formuler un avis personnel mais toujours sobre et dénué de toute emphase.

 

Si vous parvenez à respecter ces quelques recommandations, vous parviendrez à vous exprimer plus clairement et à donner envie de lire vos travaux. Seule une présentation cohérente peut convaincre un tiers de la justesse de votre opinion et de la pertinence de votre argumentaire.


1. Dans ce cas, vous optez pour un traitement du sujet fondé sur le respect des articulations techniques de la matière.

2. Dans ce cas, vous privilégiez un plan "d'idées", c'est-à-dire le choix d'un jugement de fond sur le sujet.

 

 METHODE POUR LE COMMENTAIRE DE TEXTE


Dans ce type d'exercice, il est demandé à l'étudiant, d'une part de démontrer avoir bien compris le texte, et d'autre part d'exposer ses connaissances à propos te et des principaux aborder par le texte. Durant l'examen, il peut être demandé au candidat de commenter, des textes tel qu'un article de la constitution, une loi, un article de presse, l'extrait d'un ouvrage, ou encore l'expression d'un homme politique.

1 - LIRE LE TEXTE

la lecture du texte est une étape très importante il convient de la traiter en deux étapes, tout d'abord lire le texte en entier d'une manière passive c'est à dire, ne prendre aucune note, et rien mettre au stabilo. Plusieurs lectures passive du texte sont généralement nécessaire pour un bonne compréhension. Cette étape terminé, on peut commencer à souligner les points qui paraissent être les plus importants.

2 - ANALYSER LE TEXTE

Analyser le texte c'est étudier son contenu, ce principe apparaît peut être simple, absurde mais il est important de ne pas l'oublier. Si il est demandé aux étudiants de commenter le texte d'un professeur de droit constitutionnel a propos de la dissolution, il ne leur est absolument pas demandé de réciter leurs connaissance, et leur cours à propos de la dissolution, c'est du hors sujet, il ne s'agit en aucun cas d'élaborer une dissertation. Inversement il n'est pas interdit de citer ses connaissances mais à conditions qu'elles aient un rapport avec le texte, qu'elles s'y rattache, ou qu'elles en émanent. Avant de commencer le commentaire il faut tout d'abord commencer par poser les problèmes soulevés par le texte, pour ensuite arriver à les regrouper en deux grands thèmes qui doivent constituer les deux parties du plan.

3 - L'INTRODUCTION

A la différence de l'introduction précédant la dissertation, celle du commentaire doit comporter quelques principes spécifiques: --situer la personnalité de l'auteur; --préciser les circonstances dans lesquelles le texte à été écrit; --situer l'apport, et le contenu du texte dans le cadre du droit constitutionnel; --déboucher à la fin de l'introduction sur l'annonce du plan. Comme dans chaque devoir l'introduction est une étape très importante, elle donne la première impression au correcteur, (il est fortement conseillé à l'étudiant de faire en sorte que la première impression soit bonne ).

4 - REDACTION

Si la durée de l'épreuve ne permet pas généralement d'établir un brouillon du devoir, il est conseillé de réaliser un plan très détaillé. La reproduction, même formulées autrement des phrases contenus dans le texte doit être évitée, ce qui est demandé c'est un commentaire personnel du texte.

 

 ***

 

    La méthode du commentaire de texte ne se distingue pas fondamentalement de celle de la dissertation. Les conseils prodigués au sujet de cette dernière conservent donc toute leur valeur.

    Les conseils prodigués sont valables pour tous les textes (article de presse, citation, disposition constitutionnelle, ...). Je ferai néanmoins une exception pour les décisions de justice, ou apparentées (ex. Conseil Constitutionnel), dont le commentaire suppose le respect de règles spécifiques.

    Le texte que vous allez commenter doit être le coeur de votre devoir. Vous ne devez donc pas transformer votre commentaire en une dissertation hybride. Pour ce faire, il convient de respecter quelques principes.

     Dans l'introduction, vous devez faire mention de l'auteur, du contexte et du climat environnant, si vous le savez bien entendu. Les règles propres à l'introduction de la dissertation sont à respecter en sus ; de fait une introduction de commentaire doit être plus fournie que toute autre.

    La contrainte du plan est tout aussi prégnante que pour une dissertation. Vous êtes donc dans l'obligation d'organiser votre réflexion autour de deux ou trois idées fortes. Cependant vous bénéficiez d'une certaine liberté du fait de la spécificité du support textuel. Parfois, lorsque le texte est très bref ou lorsqu'il ne développe qu'une seule idée, vous avez la liberté de composer un plan qui finalement ne sera pas très éloigné de celui d'une dissertation correspondante. Si, en revanche, le texte est suffisamment développé pour que vous en extrayez deux ou trois idées distinctes, il vous est conseillé de reprendre la structure initiée par l'auteur. Bien entendu, libre à vous de rompre avec la logique argumentative de l'auteur pour composer à votre gré une nouvelle structure.

    Dans ces développements, vous devez revenir au texte, en le mentionnant ou en le citant. En effet, votre réflexion porte sur ce support et ne doit pas se perdre dans des considérations qui y seraient étrangères. Les citations ne doivent pas excéder une à deux lignes sous peine de quoi on serait amener à penser que vous faîtes du "remplissage".

     L'ensemble de ces conseils revêt un caractère plus incitatif que directif. Ils ont été formulés en se fondant sur le recul qu'une certaine expérience en la matière peut justifier. Il n'appartient qu'à vous de les respecter ou de les transgresser, mais à une seule condition : que ce soit avec talent. 

 

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